mercredi 25 juin 2008
La Peste (Albert Camus)
Ecrasée par le soleil d’Afrique, Oran la populeuse somnole dans la moiteur d’un quotidien terne et immuable.
Vie tranquille dans une ville tranquille, avachie sur les rivages d’une mer sans relief, sans marées…
Il y a bien quelques rats découverts morts dans les caniveaux et les arrière-cours. Mais pourquoi s’en inquiéter ? Qui se souvient encore de celle qui décima autrefois l’Europe.
Le temps que les bonnes questions se posent, il sera trop tard.
Premiers bubons. Premières victimes.
La Mort noire a retrouvé le chemin des vivants.
EXCEPTIONNEL – TRES BON – BON - MOYEN - PASSABLE – MAUVAIS – TRES MAUVAIS
lundi 2 juin 2008
mardi 27 mai 2008
Cris (Laurent Gaudé)
« La guerre n’est pas une aventure. La guerre est une maladie. Comme le typhus » (Antoine de Saint-Exupéry, Pilote de guerre).
lundi 26 mai 2008
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal
Le danger avec les séries, c'est l'épisode de trop.
Comment être constructif après une séance de cinéma aussi décérébrante ?
Faisant un effort pour dénicher un mot encore valide, je tente : « trop » !
Je n'ai plus qu'à y accoler quelques adjectifs épineux : long, vieux (Harrison Ford peine à tenir la distance et fait de la peine), much (too), tortueux, peu crédible... avec un soupçon d'excès adolescent, allons jusqu'à « trop nul ».
Mais derrière cet océan de déception bon marché, il y a une intrigue - en théorie du
moins - faite d'exécrables soviétiques en lieu et place des haïssables nazis, de cités perdues dans la jungle amazonienne et d'extra-terrestres sans tête.
Je ne sais pas où Steven Spielberg avait la sienne lorsqu'il a décidé de faire revivre son héros d'aussi piètre façon.
Voir Pétra et mourir...
C'est sans doute ce que le professeur Jones méritait de mieux lors de sa dernière croisade...
mardi 20 mai 2008
Quel double zéro êtes vous ?
La diffusion de Casino Royale sur une chaîne cryptée est l’occasion rêvée de lancer une nouvelle polémique cinématographique.
J’arrête d’arbitrer, de temporiser. Casino Royale est le meilleur James Bond qu’il m’ait été donné de voir. Et son acteur, Daniel Craig, enfin le tueur que j’attendais. Brutal, bodybuldé, arrogant, agressif… Mais crédible !
J’ai quitté l’enfance depuis trop longtemps pour supporter deux heures de film où un bellâtre multiplie bons mots défraîchis et cascades ringardes, en conservant un brushing impeccable et en encaissant les coups sans en garder une cicatrice.
J’apprécie Craig parce qu’il tue pour Sa Majesté dans une mise en scène ultra-violente, lorsque les autres minaudent et me fatiguent. Les mauvaises langues diront : et le rêve ? Il y a d’autres films pour cela.
Mais cet avis totalement subjectif mérite d’être contredit. N’hésitez pas à faire votre marché parmi Sean Connery, George Lazenby, Roger Moore, Timothy Dalton ou Pierce Brosnan.
lundi 19 mai 2008
May the force be with you (part 1)
Il y a les fans de la première et ceux de la deuxième. Rarement les mêmes. Affaire de génération.
Chaque camp possède ses répliques cultes, ses scènes d’anthologie, ses extra-terrestres fétiches, ses méchants patentés et ses héros sabreurs. La force n’est pas la même selon qu’on soit né avant ou après Tchernobyl.
Mon premier choc cinématographique date de 1981. La séance avait déjà commencé lorsque je suis passé devant l’écran, accompagné par mon père. Sur la toile blanche, un monstre d’acier m’écrasait de sa puissance et de sa brutalité. Paysage de neige, explosion, faisceaux laser. L’Empire contre-attaque grandeur nature… Instant magique. C’est un peu de moi qui est toujours dans cette salle.
jeudi 15 mai 2008
Samedi (Ian McEwan)
Vingt-quatre heures de la vie d'un neurochirurgien londonien.
EXCEPTIONNEL – TRES BON – BON - MOYEN - PASSABLE – MAUVAIS – TRES MAUVAIS
samedi 22 mars 2008
Cloche and co
Chaque jour un billet, rendez-vous préparé, attendu...
Les mois passent et je découvre qu'un blog reflète les humeurs de son auteur. Ecrire n'est jamais innocent.
Tout y transparaît : silences, bruits, coups de gueule, étonnements, joies, peines.
Le blog est devenu b(io)log...
Je rédige ce billet sur un coin de table.Demeure silencieuse. Pluie sur les carreaux. demain Pâques, après, de nouvelles perspectives...
La blogosphère n'est pas si virtuelle que cela. Qui peut prétendre ne pas y donner, en partie, accès à son "moi" ?
Joyeuses fêtes !
jeudi 20 mars 2008
Bienvenue chez le Ch'ti (part 3)
J’avais d’autres idées de billet pour aujourd’hui, pas forcément toutes gaies compte tenu de l’actualité… Mais je découvre à l’instant un commentaire laissé par un sympathique lecteur sur un sujet que je n’imaginais pas aussi polémique : être ch’ti…
« se dire chti c'est refuser 3 000 ans d'histoire et accepter un sobriquet idiot donné par des gens qui ne comprenaient pas notre patois. C'est accepter que ces dernières décennies il est devenu normal de généraliser ce terme. Non, on est artésien, flamand, mais ch'ti nous n'en voulons pas. »
suivi de l’adresse d’un site aux revendications régionalistes appuyées, pour ne pas dire extrêmes.
Pas de chance anonyme, ça tombe sur vous ! Vous brandissez si bien des notions telles que « histoire », « flamands », « artésiens »… mais vous avez oublié « sang », « sol », « peuple », etc.
Rappel : Il y a 3 000 ans, je n’étais pas là. Mes ancêtres probablement pas non plus. Il faut dire que je ne vois que des Espagnols, des Italiens et des Belges accrochés à cet arbre dont je fais partie. Et je les trouve plutôt à mon goût ces femmes et ces hommes venus d’ailleurs. En regardant plus loin, je crois même voir des primates poilus… ça peut paraître idiot, mais je suis fier de les compter aussi parmi mes parents. Pourtant, niveau hygiène, ça ne devait pas être ça.
Plus récemment, j’ai grandi au milieu de gens de toutes origines: portugaise, maghrébine, italienne, polonaise (ça, ils sont nombreux ! eh puis, ils font toujours la fête avec le sourire…), belge, flamande (pour faire plaisir à mon anonyme), etc. Mais le secret est que ces gamins qui jouaient avec moi, ils me ressemblaient parce que sur leur carte d’identité on pouvait lire « République française ». Merde, ils étaient Français ! Tous ?! Tous ! Moi aussi ! Ils se souvenaient de leurs ancêtres, sans doute, mais ça ne les rendaient pas aigres.
Depuis cette époque, nous sommes encore plus nombreux à posséder un document sur lequel est inscrit en lettres d’or : « Union européenne ». Un passeport ! Il y a même des Allemands. Et des Roumains ! Et des Espagnols ! Tous Européens… Merde, ça fait beaucoup de gens, d'étrangers… Mais c’est magique !
Anonyme, je pourrais développer ce propos aigre-doux. Mais je n’ai pas envie de laisser monter en moi cette étroitesse de vue qui vous fait voir ce qui se trouve de l’autre côté de la colline comme un danger mortel. Se dire ch'ti, c'est peut-être comprendre que toutes ces querelles n'ont aucun intérêt.
mercredi 19 mars 2008
VDM ?
Parce que la vie vous réserve parfois de mauvaises surprises.
Parce que vous vous régalez du malheur d’autrui.
Parce que vous vous êtes levés avec deux pieds gauches.
Parce que c’est toujours pire ailleurs et que ça rassure !
Parce que vous vous sentez l’âme d’un « connard ».
Parce que je vous prédis une franche séance de bonne humeur, rendez-vous de ce clic sur VDM…
En vous souhaitant toutefois de ne pas être concernés par ces VDM !
J’en ai les larmes aux yeux devant mon écran…
mardi 18 mars 2008
Le Parfum (Patrick Süskind)
Jean-Baptiste Grenouille est né dans la fange puante du Paris de Louis XV.
Cafard sans morale et sans conscience, le destin lui a pourtant fait cadeau d’un don exceptionnel : un « nez », un odorat comme jamais la terre n’en a porté.
Mais lorsque les odeurs deviennent la seule raison d’exister d’un être aussi peu humain, l’horreur est à portée de distillation. Surtout si le parfum qu’il convoite, celui qui lui donnera le pouvoir sur tous les hommes, est l’odeur d’une femme…
Des boutiques des parfumeurs parisiens aux ateliers de Grasses, Patrick Süskind réussit à mettre en mots ce qui ne se dit pas : les fragrances, qu’elles soient nauséeuses ou angéliques.
Roman vaporeux, diabolique et érotique, Le Parfum est l’histoire de l’amour et de la mort. Il fait remonter du fond des âges des sensations oubliées, l’image d’ancêtres préhistoriques qui sondaient l’âme de leurs congénères avec leur nez…
À mettre absolument entre toutes les mains de mammifère.
EXCEPTIONNEL – TRES BON – BON - MOYEN - PASSABLE – MAUVAIS – TRES MAUVAIS
lundi 17 mars 2008
Avez-vous un métier que personne ne comprend ?
– JV : Euh..., je travaille dans une maison d’édition.
– Super ! et tu y fais quoi ?
– éditeur…
– Comment ?
– Éditeur !
– Tu as ta propre maison d’édition, félicitations !
– Non, ça c’est mon actionnaire.
– Donc tu écris des livres ?
– Non, ça c’est l’auteur.
– Ok, alors tu lis des manuscrits ?
– Non, ça c’est le lecteur.
– Je vois, tu les corriges ?
– Non, ça c’est le correcteur.
– Bon, mais tu les réécris alors ?
– Parfois. Mais souvent, c’est un rewriter qui s’en occupe.
– Tu réalises les couvertures quand même ?
– Non, c’est un directeur artistique qui s’en charge.
– Et la mise en page, tu fais ça au moins ?
– Même pas, je travaille avec un compositeur.
– Ok, tu les imprimes alors ?
– Toujours pas, ça c’est l’imprimeur.
– Tu les vends ?
– Non, il y a des libraires qui s’en occupent.
– Mais tu fais quoi alors ?
– Rien, laisse tomber. Et toi, tu fais quoi ? Ah, de l’audit (encore...). Super ! »
dimanche 16 mars 2008
En exclusivité, tous les résultats du vote
Si avec un titre de billet aussi machiavélique, je ne capte pas un ou deux utilisateurs de Google espérant trouver les résultats du deuxième tour des élections municipales et cantonales, je mange mon bonnet.
Mais avant de passer aux lectures sérieuses, juste une question : avez-vous glissé votre bulletin dans l’urne ? Non ?! Abandonnez tout de suite votre souris pour aller faire entendre votre voix ! Les moins de 18 ans et les votants de la première heure peuvent continuer.
Venons-en maintenant aux choses vraiment sérieuses… le dépouillement des bulletins électroniques que vous avez déposés, fidèles e-lecteurs, durant cette semaine d’entre-deux tours.
Etait soumis à référendum la question : « Comment trouvez-vous le nouveau bandeau ? » J’ai appris depuis qu’on nommait cette chose « bannière », mais vous étiez mieux informés que moi, puisque vous vous êtes exprimés en masse…
Je voudrais tout d’abord remercier ici les électeurs qui m’ont fait confiance en… stop !
D’abord les résultats (sur 20 votants, merci !) : très bien, 7 (35 %) ; bien, 4 (20 %) ; énigmatique, 5 (25 %) ; passable, 3 (15 %) ; médiocre, 1 (5 %).
L’analyse à chaud : c’est passé, mais de justesse avec une voix de majorité (vous n’imaginez quand même pas que j’ai voté contre moi !). Vous trouvez donc la bannière satisfaisante, mais je note toutefois une forte proportion de vote « énigmatique ».
Je comprends les questions soulevées par cet étrange patchwork… tel est le but de cette création artisanale.
Chaque élément visuel donne un détail sur ma personnalité. Mais la grille de lecture n’est pas forcément au premier degré… Ainsi, ne voyez pas dans le TGV un amour immodéré pour le transport ferroviaire, ou dans le temple d’Abou Simbel une passion pour l’Egypte.
Curieux ? J’attends vos décryptages de l’un ou l’autre symbole de cette bannière.
samedi 15 mars 2008
Salon du Livre de Paris
Lecteurs compulsifs, curieux, chasseurs de dédicaces, le Salon du Livre de Paris vous accueille jusqu’au 19 mars, porte de Versailles, Hall 1.
Horaires : samedi 15 mars : 9h30-20h00 ; dimanche 16 mars : 9h30-20h00 ; lundi 17 mars : journée professionnelle ; mardi 18 mars : 9h30-22h00 (nocturne) ; mercredi 19 mars : 9h30-17h00.
Tarifs : entrée : 7 euros.
Entrée gratuite pour :
- éditeurs, libraires, bibliothécaires après pré-enregistrement ;
- étudiants de moins de 26 ans, lycéens, collégiens après pré-enregistrement (rubrique étudiants sur la page d’accueil du site) ;
- enfants de moins de 12 ans ;
- demandeurs d’emploi sur présentation d’un justificatif à l’entrée (carte de demandeur d’emploi).
Le programme est ici.
Si vous croisez dans les allées un homme pas très grand, a l’air rêveur et un peu fatigué, n’hésitez pas à me saluer.
vendredi 14 mars 2008
Les Parisiens font-ils la gueule dans les transports ?
Stressé, pressé, imbuvable, la réputation du Parisien n’est plus à faire. Il paraît même qu’il vaut mieux l’avoir en journal… Mythe ou réalité ?
Enfin un vrai sujet de fonds. Touristes, provinciaux (ce ne sont pas les mêmes ? humour !), banlieusards et Parisiens, tout le monde a un avis sur cette épineuse question.
C’est un proche qui m’a donné l’idée de jeter de l’huile sur le feu en ouvrant le débat. Il intervenait hier sur le blog de Deedee, en reconnaissant : « […] le métro [parisien], que je trouve ni glamour ni sexy, avec des gens qui font la gueule pour des raisons que personne ne connait. »
Je me suis mis à sa place et j’ai compris sa réaction. Fut un temps où lorsqu’on me demandait « d’où viens-tu ? », je répondais « de Lille ». J’avais pourtant quitté le Nord depuis plusieurs années et ma carte d’identité indiquait : « Paris. »
Moi aussi, j’ai pris en pleine figure un univers anxiogène en arrivant à Paris, j’ai boycotté les supermarchés où les caissières ne me souriaient pas, j’ai préféré le bus au métro pour éviter la promiscuité, j’ai voulu prendre mon temps là où tout le monde accélérait. Et Paris m’a rattrapé. Je ne me plains pas, je me suis adapté, j’ai un peu perdu en qualité de vie, j’y ai gagné aussi sur beaucoup d’aspects.
Est-ce que je fais la gueule dans les transports ? Sans doute. Je dirais plutôt que je fais abstraction de mon environnement lorsque j’ai encore deux correspondances à prendre pour rentrer chez moi, que le métro est en panne, que je risque d’arriver trop tard pour trouver une boulangerie ouverte, que je voyage serré comme une sardine au milieu de 400 personnes dans la même situation que moi… Qu’est ce qui pourrait nous faire sourire dans ces conditions, volontairement exagérées pour l’exemple ?
Ce matin, je me suis livré à un petit jeu. J’avais décidé de m’accorder du temps pour un test. 5,3 kilomètres séparent mon domicile de mon lieu de travail. J’ai opté pour l’option « Paris by bus ». Résultat : 68 minutes pour parcourir cette distance. J’avais du temps, je n’ai pas fait la gueule. Seulement 77 mètres par minute quand même ! Je comprends que cela puisse être stressant parfois.
Et vous, quel est votre avis sur cette question ?
jeudi 13 mars 2008
Le héros du vol LH044 est une copilote de 24 ans !
On se souvient de l'atterrissage mouvementé d'un appareil sur l'aéroport d'Hambourg le 1er mars 2008.
« Le pilote qui était aux commandes lors de l’atterrissage de l’Airbus de la compagnie Lufthansa était la copilote de 24 ans. D’après le quotidien Bild.de, « Maxi J », comme l’a nommée la compagnie aérienne qui n’a pas souhaité révéler son nom, effectuait son premier atterrissage par très gros temps et fort vent de travers.
Le Bureau allemand des Enquêtes sur les Accidents Aériens doit encore définir pour quelles raisons, le commandant de bord, Oliver A., 39 ans, beaucoup plus expérimenté, avait laissé à sa copilote le soin d’effectuer un atterrissage aussi difficile. Lufthansa a pour sa part indiqué que l’inversion des rôles n’est pas interdite par la réglementation.
La compagnie aérienne rappelle également que les pilotes ou copilotes sont soumis aux mêmes entraînements et de fait sont tout à fait capables de gérer les mêmes tâches dans l'appareil. »
J'ai l'espoir qu'un jour, le fait qu'une femme soit aux commandes d'un avion de ligne, ou n'importe où ailleurs, n'interpellera plus personne. Les qualités professionnelles ne sont pas l'apanage des hommes.
En attendant, Madame, bravo !
Récréation aéronautique pour se remettre du billet précédent
Les pilotes de l'aéronavale sont réputés être les meilleurs.
En douterez-vous encore après ce voyage de 3 minutes 30 dans le cockpit d'un F-18 de l'US Navy ?
Phobiques de l'avion, s'abstenir
Samedi 1er mars 2008. La tempête "Emma" fait rage en Allemagne, avec des rafales de plus de 220 km/h.
À 19 heures, un Airbus A-320 de la Lufthansa, en provenance de Munich et transportant 131 passagers, est en approche sur l’aéroport d’Hambourg.
Les vents violents secouent l’appareil, obligé de réduire sa vitesse pour l’atterrissage. La force du vent est telle que l’avion se présente en crabe, procédure réglementaire.
Le challenge consiste à maintenir l'avion dans l'axe du vent de travers et à s'approcher de la piste en biais, puis de se remettre brutalement dans l'axe avant que le train arrière ne touche le sol. À cet instant, les pilotes pensent encore pouvoir se poser dans des conditions « maîtrisées ».
À quelques mètres du sol, au moment où l’avion se redresse face à la piste, un coup de vent cisaillant le déséquilibre. L'aile gauche touche le sol. Tout se joue en une fraction de seconde. Si les pilotes collent le jet au sol, c’est le crash.
Faisant preuve d’un sang froid exceptionnel, ils remettent les gaz pour arracher le poid-lourd volant de 66 tonnes. Ce choix a sauvé la vie des passagers du vol LH044, qui ont pu atterrir sans encombre quinze minutes plus tard. Bravo !
mercredi 12 mars 2008
Pour le meilleur et pour l'Empire (James Hawes)
God Save Brian Marley.
S’il pouvait encore avoir la force de prier, Brian lui demanderait bien un coup de main à Dieu.
Le principe du jeu de téléréalité auquel il participe était pourtant simple : survivre dans la jungle de Nouvelle-Guinée sans aucune assistance, entouré d'une faune baroque plus dangereuse que Jack l'Eventreur : moustiques, mygales, sangsues et autres crocodiles. Pourtant, Brian a gagné.
Mais c’est un vainqueur à bout de nerfs. Il faut dire que les hélicoptères chargés de le récupérer se sont crashés sous ses yeux…
Le décor hostile est planté. Brian mobilise ses dernière forces pour envoyer un message d’adieu, à l’aide d’une caméra survivante du crash. Lorsqu’un projectile l’atteint en pleine tête, et l’assomme. Une balle de cricket…
Brian se croyait le dernier citoyen britannique encore debout dans cette jungle infernale. Il se réveillera au milieu d’une colonie de survivants d’un accident d’avion, isolés depuis un demi-siècle. Anglais, comme lui. Of course…
Situations décalées, rebondissements loufoques, portraits au vitriol, dénouement tragico-burlesque, Pour le meilleur et pour l’Empire nous épargne le pire et nous réserve quelques très bon moments d’humour et d’humeur so british... une réflexion, plus profonde qu'il n'y paraît, sur notre société moderne et nos comportements.
EXCEPTIONNEL – TRES BON – BON - MOYEN - PASSABLE – MAUVAIS – TRES MAUVAIS
mardi 11 mars 2008
Maverick is back
Info ou intox ? Pour l’instant, impossible d’obtenir confirmation de la réalité de ce test.
L’US Air Force l’utiliserait pour jauger la capacité de coordination cerveau/main de ses pilotes. Le but est simple : pointer le carré rouge et le déplacer sans toucher les bords noirs et sans être intercepté par les quadrilatères bleus. Je ne vous cache pas que ces derniers ont une fâcheuse tendance à accélérer…
Il faut reconnaître que lorsqu’un pilote se voit confier un jet de plusieurs dizaines de millions de dollars, bourré de carburant jusqu’à la gueule, sensé évoluer dans un environnement tridimensionnel hostile et sursaturé d’informations, on préfère choisir le meilleur.
Toujours sous réserve de confirmation, le commun des mortels qui survit 18 secondes rejoindrait la catégorie « sujets exceptionnels ». Quant aux pilotes che
vronnés, ils tiendraient deux minutes à ce « jeu » de cinglés… Je reste sceptique.
Ray Ban sur le nez, gants, BOF de Top Gun dans les écouteurs, je tente de dépasser les 24.237 s.
À vos manches à balais : ça se passe ici.
Merci à Miss Giny pour l’info.
lundi 10 mars 2008
Facebook in French
Le célèbre réseau social américain, est disponible depuis ce week-end en Français. Le site a été traduit par les utilisateurs eux-mêmes. Au total : 43 000 expressions francisées.
Avec plus de 65 millions d’inscrits officiellement dans le monde dont 1,6 million rien qu’en France, le phénomène Facebook n’est plus à démontrer. Ce gigantesque annuaire sur Internet permet de retrouver des amis d’enfance, de nouer de nouveaux contacts ou d’entretenir des réseaux.
[...] Seules certaines applications et certaines publicités s’affichent encore en anglais. [...]
Pour profiter de l’interface en français, les utilisateurs doivent aller dans le menu "account" puis dans le menu "language" et sélectionner le français comme langue par défaut.
La majorité des membres de Facebook sont extérieurs aux Etats-Unis et un tiers se trouvent en Europe. La France est la sixième communauté. Le français est la troisième version à paraître après l’espagnol, le 11 février, et l’allemand, le 3 mars.
(source : FranceInfo)
Je n’aimais pas Harry Potter
Comme un enfant qui ne veut pas goûter le plat qu’on lui présente, j’avais décrété qu’Harry Potter ne valait pas la peine que je m’y intéresse.
Sans avoir lu une seule ligne, j’accumulais les fausses/bonnes raisons : certainement trop niais, trop de succès, des films insipides, une littérature faite pour les enfants, des personnages grotesques et fades. La valse des préjugés.
Le dernier volume venait de sortir en novembre 2007 lorsque la curiosité a fini par l’emporter. Elle a pris la forme d’une édition de poche (je me disais qu’en cas de déception, j’aurais préservé mon porte-monnaie), le premier volet de la saga : Harry Potter à l’école des sorciers. Comme les enfants, justement, qui finissent par comprendre qu’ils ont été excessifs dans leur jugement anciens, j’ai découvert Harry Potter. Malgré mes a priori, je me suis laissé porter par cette littérature que je croyais destinée à d’autres.
La dernière page de l’école des sorciers avalée, je savais que j’irai jusqu’au bout, sans respirer. La Chambre des secrets refermée, il me fallait rencontrer le prisonnier d’Azkaban, puis participer au tournois des trois sorciers, que je terminais dans un train. Heureusement, je disposais de quinze minutes entre deux correspondances, le temps de me précipiter dans la première librairie et de poursuivre cette lecture avide.
Le voyage dura 4 471 pages. Deux mois déjà que je suis rentré de cet univers.
Pourquoi ai-je aimé cette saga ? La question. Évidemment, je peux aligner les considération « techniques », c’est mon métier : vocabulaire et structure grammaticale simples mais pas simplistes, bon scénario, bon rythme, univers magique dans un décor contemporain afin de crédibiliser le propos, effet série, évolution psychologique des personnages, glissement vers des problématiques plus complexes. En résumé, des romans d’apprentissage pour adulte en devenir. Mais l’essentiel est ailleurs. J.K. Rowling a réussi à réveiller quelque chose d’enfoui, une propension au rêve et à l’imagination, que je portais fièrement en bandoulière lorsque j’étais cet enfant qui ne voulait pas goûter le plat qu’on lui présentait. Et vous ?
vendredi 7 mars 2008
Deuil de miel (Franck Thilliez)
Un seul ouvrage de Franck Thilliez ne trônait pas encore sur les rayons de ma bibliothèque. Lacune comblée.
Retour du commissaire Franck Sharko (prononcez [charko] !), qu’on avait découvert dans Train d’enfer pour ange rouge. Nouveau tueur machiavélique, semant la mort par l’entremise de bestioles venimeuses. Nouvelle course contre la montre pour le policier, devenu psychologiquement instable après qu’un chauffard lui ait ravi sa femme et sa fille. Nouvel opus de celui qu’on présente, avec raison, comme le futur « grand » du thriller à la française.
Un Deuil de miel doux-amer, bien écrit, bien rythmé, plutôt intrigant par la présence, aux côté du policier, d’une fillette qui dialogue avec les morts. On regrettera cependant l’aspect conventionnel du jeu de piste qui attend les enquêteurs, des motivations du tueur.
Quand on possède un talent d’écriture et de mise en scène comme celui là, inutile de courir aux quatre coins de la rame de papier pour être efficace. Pas la peine d’échafauder des intrigues tortueuses qu’il faut ensuite s’ingénier à démêler.
Editeurs, demandez-lui un huis-clos souterrain, du béton armé et dangereux, des phobies enfouies, un tueur qui nous ressemble, des puits ouverts sur la folie, il vous écrira un chef-d’œuvre. Je le sens…
Je considère sa Forêt des ombres, parue en 2006, comme la première marche vers cette consécration.
EXCEPTIONNEL – TRES BON – BON - MOYEN - PASSABLE – MAUVAIS – TRES MAUVAIS
Déja chroniqué : Train d'enfer pour ange rouge, La Mémoire fantôme.
jeudi 6 mars 2008
Recherche bon livre désespérément
Donnez-moi une quatrième de couverture et, dans la chaleur accueillante d’une librairie, je vous invente le livre qui va avec.
« Invente », voilà le problème. La quatrième est une promesse d’éditeur que bien souvent l’auteur ne tient pas.
Trop de malentendus, de déceptions, d’égarements ont eu raison de ma patience de lecteur.
Petite annonce du jour : JV recherche bons livres.
J’attends fiévreusement le titre de l’ouvrage qui vous a fait basculer dans un univers fascinant, celui dont le souvenir ne vous a jamais quitté, la perle rare qui vous a réconcilié avec les lettres.
Si vous deviez en conseiller un.
Un seul.
Votre livre.
Quel serait-il ?




