mardi 20 mai 2008

Quel double zéro êtes vous ?

La diffusion de Casino Royale sur une chaîne cryptée est l’occasion rêvée de lancer une nouvelle polémique cinématographique.

J’arrête de faire dans la dentelle, d’arbitrer, de temporiser. Casino Royale est le meilleur James Bond qu’il m’ait été donné de voir. Et son acteur, Daniel Craig, enfin le tueur que j’attendais. Brutal, bodybuldé, pas assez gentleman, arrogant, agressif… Mais crédible !

J’ai quitté l’enfance depuis trop longtemps pour supporter deux heures de film où un bellâtre multiplie bons mots défraîchis et cascades ringardes, en conservant un brushing impeccable et en encaissant les coups sans en garder une cicatrice.

J’apprécie Craig parce qu’il tue pour Sa Majesté dans une mise en scène ultra-violente, lorsque les autres minaudent et me fatiguent. Les mauvaises langues diront : et le rêve ? Il y a suffisamment d’autres films pour cela.

Mais cet avis partial et totalement subjectif mérite d’être contredit. N’hésitez pas à faire votre marché parmi Sean Connery, George Lazenby, Roger Moore, Timothy Dalton ou Pierce Brosnan.

lundi 19 mai 2008

May the force be with you (part 1)

Il y a les fans de la première et ceux de la deuxième. Rarement les mêmes. Affaire de génération.


La trilogie des trentenaires bien avancés s’oppose à celle des étudiants post-pubères gavés de numérique et d’effets spatiaux…
Chaque camp possède ses répliques cultes, ses scènes d’anthologie, ses extra-terrestres fétiches, ses méchants patentés et ses héros sabreurs. La force n’est pas la même selon qu’on soit né avant ou après Tchernobyl.

Comment pourrais-je être impartial ?
Mon premier choc cinématographique date de 1981. La séance avait déjà commencé lorsque je suis passé devant l’écran, accompagné par mon père. Sur la toile blanche, un monstre d’acier m’écrasait de sa puissance et de sa brutalité. Paysage de neige, explosion, faisceaux laser. L’Empire contre-attaque grandeur nature… Instant magique. C’est un peu de moi qui est toujours dans cette salle.

De la deuxième trilogie Star Wars, qui est en réalité la genèse de la première, ne me reste que de vagues sensations, quelques découvertes pour nourrir mon amour de la première série. Pas plus. Si. Il y a bien la reine Amidala…

Mais vient toujours le moment où les fans se posent la question « culte » : quelle est ta scène favorite ? La poursuite du faucon milénium par les chasseurs impériaux dans le champ d’astéroïdes (The Empire strikes back)!… Et vous ?

jeudi 15 mai 2008

Samedi (Ian McEwan)

Vingt-quatre heures de la vie d'un neurochirurgien londonien.


Un jour où tout va se bousculer et basculer… un jour qui aurait pu être comme les autres, mais qui déterminera tous les autres.

McEwan concentre en quatre cents pages l’essence même de la vie, son côté imprévisible, hasardeux, bouleversant, surprenant. L’étincelle qui embrase un univers alors que la lumière s'est éteinte. Les images qui s’impriment dans l’âme pour toujours.

Si je n’avais pu lire qu’un seul livre au cours des dix dernières années, j’aurais aimé que cela soit Samedi.

EXCEPTIONNEL – TRES BON – BON - MOYEN - PASSABLE – MAUVAIS – TRES MAUVAIS

mercredi 14 mai 2008

Vendredi 14 mai 1948, 16 heures.

Tel Aviv, galerie principale du musée municipal.

« Nous, membres du Conseil national, représentant la communauté juive de Palestine et le mouvement sioniste mondial, réunis en assemblée solennelle aujourd’hui, jour de la fin du mandat britannique, (…) conformément à la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies, nous proclamons la création de l’État juif de Palestine qui portera le nom d’Israël ». David Ben Gourion, président du Conseil national juif.

Israël est né. Et déjà sur ce petit bout de terre, le bruit des chenilles et des balles…

Je pense souvent à Israël.
Je ne suis pas Juif.
Pourtant, je voudrais y être chez moi.
Je ne sais pas pourquoi…

samedi 22 mars 2008

Cloche and co

Chaque jour un billet, rendez-vous préparé, attendu...

Les mois passent et je découvre qu'un blog reflète les humeurs de son auteur. Ecrire n'est jamais innocent.
Tout y transparaît : silences, bruits, coups de gueule, étonnements, joies, peines.
Le blog est devenu b(io)log...
Je rédige ce billet sur un coin de table.Demeure silencieuse. Pluie sur les carreaux. demain Pâques, après, de nouvelles perspectives...

La blogosphère n'est pas si virtuelle que cela. Qui peut prétendre ne pas y donner, en partie, accès à son "moi" ?

Joyeuses fêtes !

jeudi 20 mars 2008

Bienvenue chez le Ch'ti (part 3)

J’avais d’autres idées de billet pour aujourd’hui, pas forcément toutes gaies compte tenu de l’actualité… Mais je découvre à l’instant un commentaire laissé par un sympathique lecteur sur un sujet que je n’imaginais pas aussi polémique : être ch’ti…

« se dire chti c'est refuser 3 000 ans d'histoire et accepter un sobriquet idiot donné par des gens qui ne comprenaient pas notre patois. C'est accepter que ces dernières décennies il est devenu normal de généraliser ce terme. Non, on est artésien, flamand, mais ch'ti nous n'en voulons pas. »

suivi de l’adresse d’un site aux revendications régionalistes appuyées, pour ne pas dire extrêmes.
Pas de chance anonyme, ça tombe sur vous ! Vous brandissez si bien des notions telles que « histoire », « flamands », « artésiens »… mais vous avez oublié « sang », « sol », « peuple », etc.

Rappel : Il y a 3 000 ans, je n’étais pas là. Mes ancêtres probablement pas non plus. Il faut dire que je ne vois que des Espagnols, des Italiens et des Belges accrochés à cet arbre dont je fais partie. Et je les trouve plutôt à mon goût ces femmes et ces hommes venus d’ailleurs. En regardant plus loin, je crois même voir des primates poilus… ça peut paraître idiot, mais je suis fier de les compter aussi parmi mes parents. Pourtant, niveau hygiène, ça ne devait pas être ça.

Plus récemment, j’ai grandi au milieu de gens de toutes origines: portugaise, maghrébine, italienne, polonaise (ça, ils sont nombreux ! eh puis, ils font toujours la fête avec le sourire…), belge, flamande (pour faire plaisir à mon anonyme), etc. Mais le secret est que ces gamins qui jouaient avec moi, ils me ressemblaient parce que sur leur carte d’identité on pouvait lire « République française ». Merde, ils étaient Français ! Tous ?! Tous ! Moi aussi ! Ils se souvenaient de leurs ancêtres, sans doute, mais ça ne les rendaient pas aigres.

Depuis cette époque, nous sommes encore plus nombreux à posséder un document sur lequel est inscrit en lettres d’or : « Union européenne ». Un passeport ! Il y a même des Allemands. Et des Roumains ! Et des Espagnols ! Tous Européens… Merde, ça fait beaucoup de gens, d'étrangers… Mais c’est magique !

Anonyme, je pourrais développer ce propos aigre-doux. Mais je n’ai pas envie de laisser monter en moi cette étroitesse de vue qui vous fait voir ce qui se trouve de l’autre côté de la colline comme un danger mortel. Se dire ch'ti, c'est peut-être comprendre que toutes ces querelles n'ont aucun intérêt.

mercredi 19 mars 2008

VDM ?

Parce que la vie vous réserve parfois de mauvaises surprises.

Parce que vous vous régalez du malheur d’autrui.
Parce que vous vous êtes levés avec deux pieds gauches.
Parce que c’est toujours pire ailleurs et que ça rassure !
Parce que vous vous sentez l’âme d’un « connard ».
Parce que je vous prédis une franche séance de bonne humeur, rendez-vous de ce clic sur
VDM

En vous souhaitant toutefois de ne pas être concernés par ces VDM !
J’en ai les larmes aux yeux devant mon écran…

mardi 18 mars 2008

Le Parfum (Patrick Süskind)

Jean-Baptiste Grenouille est né dans la fange puante du Paris de Louis XV.

Cafard sans morale et sans conscience, le destin lui a pourtant fait cadeau d’un don exceptionnel : un « nez », un odorat comme jamais la terre n’en a porté.
Mais lorsque les odeurs deviennent la seule raison d’exister d’un être aussi peu humain, l’horreur est à portée de distillation. Surtout si le parfum qu’il convoite, celui qui lui donnera le pouvoir sur tous les hommes, est l’odeur d’une femme…

Des boutiques des parfumeurs parisiens aux ateliers de Grasses, Patrick Süskind réussit à mettre en mots ce qui ne se dit pas : les fragrances, qu’elles soient nauséeuses ou angéliques.
Roman vaporeux, diabolique et érotique, Le Parfum est l’histoire de l’amour et de la mort. Il fait remonter du fond des âges des sensations oubliées, l’image d’ancêtres préhistoriques qui sondaient l’âme de leurs congénères avec leur nez…

À mettre absolument entre toutes les mains de mammifère.

EXCEPTIONNEL – TRES BON – BON - MOYEN - PASSABLE – MAUVAIS – TRES MAUVAIS

lundi 17 mars 2008

Avez-vous un métier que personne ne comprend ?

J’ai vécu cette scène mille fois :

« Un ami : Qu’est ce que tu fais dans la vie ?
– JV : Euh..., je travaille dans une maison d’édition.
Super ! et tu y fais quoi ?
éditeur…
Comment ?
– Éditeur !
Tu as ta propre maison d’édition, félicitations !
– Non, ça c’est mon actionnaire.
Donc tu écris des livres ?
– Non, ça c’est l’auteur.
Ok, alors tu lis des manuscrits ?
– Non, ça c’est le lecteur.
Je vois, tu les corriges ?
– Non, ça c’est le correcteur.
Bon, mais tu les réécris alors ?
– Parfois. Mais souvent, c’est un rewriter qui s’en occupe.
Tu réalises les couvertures quand même ?
– Non, c’est un directeur artistique qui s’en charge.
­– Et la mise en page, tu fais ça au moins ?
– Même pas, je travaille avec un compositeur.
Ok, tu les imprimes alors ?
– Toujours pas, ça c’est l’imprimeur.
Tu les vends ?
– Non, il y a des libraires qui s’en occupent.
Mais tu fais quoi alors ?
– Rien, laisse tomber. Et toi, tu fais quoi ? Ah, de l’audit (encore...). Super ! »

Vivez-vous parfois ce genre de situation avec votre métier ?

dimanche 16 mars 2008

En exclusivité, tous les résultats du vote

Si avec un titre de billet aussi machiavélique, je ne capte pas un ou deux utilisateurs de Google espérant trouver les résultats du deuxième tour des élections municipales et cantonales, je mange mon bonnet.

Mais avant de passer aux lectures sérieuses, juste une question : avez-vous glissé votre bulletin dans l’urne ? Non ?! Abandonnez tout de suite votre souris pour aller faire entendre votre voix ! Les moins de 18 ans et les votants de la première heure peuvent continuer.
Venons-en maintenant aux choses vraiment sérieuses… le dépouillement des bulletins électroniques que vous avez déposés, fidèles e-lecteurs, durant cette semaine d’entre-deux tours.
Etait soumis à référendum la question : « Comment trouvez-vous le nouveau bandeau ? » J’ai appris depuis qu’on nommait cette chose « bannière », mais vous étiez mieux informés que moi, puisque vous vous êtes exprimés en masse…

Je voudrais tout d’abord remercier ici les électeurs qui m’ont fait confiance en… stop !
D’abord les résultats (sur 20 votants, merci !) : très bien, 7 (35 %) ; bien, 4 (20 %) ; énigmatique, 5 (25 %) ; passable, 3 (15 %) ; médiocre, 1 (5 %).

L’analyse à chaud : c’est passé, mais de justesse avec une voix de majorité (vous n’imaginez quand même pas que j’ai voté contre moi !). Vous trouvez donc la bannière satisfaisante, mais je note toutefois une forte proportion de vote « énigmatique ».
Je comprends les questions soulevées par cet étrange patchwork… tel est le but de cette création artisanale.
Chaque élément visuel donne un détail sur ma personnalité. Mais la grille de lecture n’est pas forcément au premier degré… Ainsi, ne voyez pas dans le TGV un amour immodéré pour le transport ferroviaire, ou dans le temple d’Abou Simbel une passion pour l’Egypte.

Curieux ? J’attends vos décryptages de l’un ou l’autre symbole de cette bannière.

samedi 15 mars 2008

Salon du Livre de Paris

Lecteurs compulsifs, curieux, chasseurs de dédicaces, le Salon du Livre de Paris vous accueille jusqu’au 19 mars, porte de Versailles, Hall 1.

Horaires : samedi 15 mars : 9h30-20h00 ; dimanche 16 mars : 9h30-20h00 ; lundi 17 mars : journée professionnelle ; mardi 18 mars : 9h30-22h00 (nocturne) ; mercredi 19 mars : 9h30-17h00.
Tarifs : entrée : 7 euros.
Entrée gratuite pour :
- éditeurs, libraires, bibliothécaires après pré-enregistrement ;
- étudiants de moins de 26 ans, lycéens, collégiens après pré-enregistrement (rubrique étudiants sur la page d’accueil du site) ;
- enfants de moins de 12 ans ;
- demandeurs d’emploi sur présentation d’un justificatif à l’entrée (carte de demandeur d’emploi).

Le programme est ici.
Si vous croisez dans les allées un homme pas très grand, a l’air rêveur et un peu fatigué, n’hésitez pas à me saluer.

vendredi 14 mars 2008

Les Parisiens font-ils la gueule dans les transports ?

Stressé, pressé, imbuvable, la réputation du Parisien n’est plus à faire. Il paraît même qu’il vaut mieux l’avoir en journal… Mythe ou réalité ?

Enfin un vrai sujet de fonds. Touristes, provinciaux (ce ne sont pas les mêmes ? humour !), banlieusards et Parisiens, tout le monde a un avis sur cette épineuse question.

C’est un proche qui m’a donné l’idée de jeter de l’huile sur le feu en ouvrant le débat. Il intervenait hier sur le blog de Deedee, en reconnaissant : « […] le métro [parisien], que je trouve ni glamour ni sexy, avec des gens qui font la gueule pour des raisons que personne ne connait. »

Je me suis mis à sa place et j’ai compris sa réaction. Fut un temps où lorsqu’on me demandait « d’où viens-tu ? », je répondais « de Lille ». J’avais pourtant quitté le Nord depuis plusieurs années et ma carte d’identité indiquait : « Paris. »
Moi aussi, j’ai pris en pleine figure un univers anxiogène en arrivant à Paris, j’ai boycotté les supermarchés où les caissières ne me souriaient pas, j’ai préféré le bus au métro pour éviter la promiscuité, j’ai voulu prendre mon temps là où tout le monde accélérait. Et Paris m’a rattrapé. Je ne me plains pas, je me suis adapté, j’ai un peu perdu en qualité de vie, j’y ai gagné aussi sur beaucoup d’aspects.

Est-ce que je fais la gueule dans les transports ? Sans doute. Je dirais plutôt que je fais abstraction de mon environnement lorsque j’ai encore deux correspondances à prendre pour rentrer chez moi, que le métro est en panne, que je risque d’arriver trop tard pour trouver une boulangerie ouverte, que je voyage serré comme une sardine au milieu de 400 personnes dans la même situation que moi… Qu’est ce qui pourrait nous faire sourire dans ces conditions, volontairement exagérées pour l’exemple ?

Ce matin, je me suis livré à un petit jeu. J’avais décidé de m’accorder du temps pour un test. 5,3 kilomètres séparent mon domicile de mon lieu de travail. J’ai opté pour l’option « Paris by bus ». Résultat : 68 minutes pour parcourir cette distance. J’avais du temps, je n’ai pas fait la gueule. Seulement 77 mètres par minute quand même ! Je comprends que cela puisse être stressant parfois.

Et vous, quel est votre avis sur cette question ?

jeudi 13 mars 2008

Le héros du vol LH044 est une copilote de 24 ans !

On se souvient de l'atterrissage mouvementé d'un appareil sur l'aéroport d'Hambourg le 1er mars 2008.

« Le pilote qui était aux commandes lors de l’atterrissage de l’Airbus de la compagnie Lufthansa était la copilote de 24 ans. D’après le quotidien Bild.de, « Maxi J », comme l’a nommée la compagnie aérienne qui n’a pas souhaité révéler son nom, effectuait son premier atterrissage par très gros temps et fort vent de travers.
Le Bureau allemand des Enquêtes sur les Accidents Aériens doit encore définir pour quelles raisons, le commandant de bord, Oliver A., 39 ans, beaucoup plus expérimenté, avait laissé à sa copilote le soin d’effectuer un atterrissage aussi difficile. Lufthansa a pour sa part indiqué que l’inversion des rôles n’est pas interdite par la réglementation.
La compagnie aérienne rappelle également que les pilotes ou copilotes sont soumis aux mêmes entraînements et de fait sont tout à fait capables de gérer les mêmes tâches dans l'appareil. »


J'ai l'espoir qu'un jour, le fait qu'une femme soit aux commandes d'un avion de ligne, ou n'importe où ailleurs, n'interpellera plus personne. Les qualités professionnelles ne sont pas l'apanage des hommes.
En attendant, Madame, bravo !

Récréation aéronautique pour se remettre du billet précédent

Les pilotes de l'aéronavale sont réputés être les meilleurs.

En douterez-vous encore après ce voyage de 3 minutes 30 dans le cockpit d'un F-18 de l'US Navy ?

Phobiques de l'avion, s'abstenir

Samedi 1er mars 2008. La tempête "Emma" fait rage en Allemagne, avec des rafales de plus de 220 km/h.

À 19 heures, un Airbus A-320 de la Lufthansa, en provenance de Munich et transportant 131 passagers, est en approche sur l’aéroport d’Hambourg.

Les vents violents secouent l’appareil, obligé de réduire sa vitesse pour l’atterrissage. La force du vent est telle que l’avion se présente en crabe, procédure réglementaire.
Le challenge consiste à maintenir l'avion dans l'axe du vent de travers et à s'approcher de la piste en biais, puis de se remettre brutalement dans l'axe avant que le train arrière ne touche le sol. À cet instant, les pilotes pensent encore pouvoir se poser dans des conditions « maîtrisées ».
À quelques mètres du sol, au moment où l’avion se redresse face à la piste, un coup de vent cisaillant le déséquilibre. L'aile gauche touche le sol. Tout se joue en une fraction de seconde. Si les pilotes collent le jet au sol, c’est le crash.

Faisant preuve d’un sang froid exceptionnel, ils remettent les gaz pour arracher le poid-lourd volant de 66 tonnes. Ce choix a sauvé la vie des passagers du vol LH044, qui ont pu atterrir sans encombre quinze minutes plus tard. Bravo !






A320 à la peine à Hambourg - L'Express et L'Impartial
A320 à la peine à Hambourg - L'Express et L'Impartial

mercredi 12 mars 2008

24 heures de manifestation virtuelle pour la liberté d’expression

Des internautes et des bloggeurs sont victimes de la censure et de la répression exercée par des États coercitifs.

« Durant vingt-quatre heures, du mercredi 12 mars à 11 heures au jeudi 13 mars à 11 heures (heure de Paris), sur le site de
Reporters sans frontières, les internautes pourront créer un avatar, choisir le message de leur banderole et participer à l’une des cyber-manifestations qui se dérouleront dans les neufs pays considérés par RSF comme les trous noirs du net : Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Égypte, Érythrée, Tunisie, Turkménistan et Vietnam.
Pour rappel, dans son bilan 2007 publié en début d’année, RSF comptabilise “37 blogueurs interpelés, 21 agressés et au moins 2 676 sites fermés ou suspendus », et considère qu’aujourd’hui, des pays « comme la Chine, la Birmanie ou la Syrie tentent de faire du Web un réseau limité aux seuls échanges à l’intérieur du pays”. Actuellement, 63 cyberdissidents sont derrière les barreaux pour avoir usé de leur droit à la liberté d’expression sur le net. […] »
(source : Libération.fr)

Pour le meilleur et pour l'Empire (James Hawes)

God Save Brian Marley.

S’il pouvait encore avoir la force de prier, Brian lui demanderait bien un coup de main à Dieu.
Le principe du jeu de téléréalité auquel il participe était pourtant simple : survivre dans la jungle de Nouvelle-Guinée sans aucune assistance, entouré d'une faune baroque plus dangereuse que Jack l'Eventreur : moustiques, mygales, sangsues et autres crocodiles. Pourtant, Brian a gagné.

Mais c’est un vainqueur à bout de nerfs. Il faut dire que les hélicoptères chargés de le récupérer se sont crashés sous ses yeux…
Le décor hostile est planté. Brian mobilise ses dernière forces pour envoyer un message d’adieu, à l’aide d’une caméra survivante du crash. Lorsqu’un projectile l’atteint en pleine tête, et l’assomme. Une balle de cricket…

Brian se croyait le dernier citoyen britannique encore debout dans cette jungle infernale. Il se réveillera au milieu d’une colonie de survivants d’un accident d’avion, isolés depuis un demi-siècle. Anglais, comme lui. Of course…

Situations décalées, rebondissements loufoques, portraits au vitriol, dénouement tragico-burlesque, Pour le meilleur et pour l’Empire nous épargne le pire et nous réserve quelques très bon moments d’humour et d’humeur so british... une réflexion, plus profonde qu'il n'y paraît, sur notre société moderne et nos comportements.

EXCEPTIONNEL – TRES BON – BON - MOYEN - PASSABLE – MAUVAIS – TRES MAUVAIS

mardi 11 mars 2008

Maverick is back

Info ou intox ? Pour l’instant, impossible d’obtenir confirmation de la réalité de ce test.

L’US Air Force l’utiliserait pour jauger la capacité de coordination cerveau/main de ses pilotes. Le but est simple : pointer le carré rouge et le déplacer sans toucher les bords noirs et sans être intercepté par les quadrilatères bleus. Je ne vous cache pas que ces derniers ont une fâcheuse tendance à accélérer…
Il faut reconnaître que lorsqu’un pilote se voit confier un jet de plusieurs dizaines de millions de dollars, bourré de carburant jusqu’à la gueule, sensé évoluer dans un environnement tridimensionnel hostile et sursaturé d’informations, on préfère choisir le meilleur.
Toujours sous réserve de confirmation, le commun des mortels qui survit 18 secondes rejoindrait la catégorie « sujets exceptionnels ». Quant aux pilotes chevronnés, ils tiendr
aient deux minutes à ce « jeu » de cinglés… Je reste sceptique.

Ray Ban sur le nez, gants, BOF de Top Gun dans les écouteurs, je tente de dépasser les 24.237 s.
À vos manches à balais :
ça se passe ici.

Merci à Miss Giny pour l’info.

lundi 10 mars 2008

Facebook in French

Le célèbre réseau social américain, est disponible depuis ce week-end en Français. Le site a été traduit par les utilisateurs eux-mêmes. Au total : 43 000 expressions francisées.

Avec plus de 65 millions d’inscrits officiellement dans le monde dont 1,6 million rien qu’en France, le phénomène Facebook n’est plus à démontrer. Ce gigantesque annuaire sur Internet permet de retrouver des amis d’enfance, de nouer de nouveaux contacts ou d’entretenir des réseaux.
[...] Seules certaines applications et certaines publicités s’affichent encore en anglais. [...]
Pour profiter de l’interface en français, les utilisateurs doivent aller dans le menu "account" puis dans le menu "language" et sélectionner le français comme langue par défaut.

La majorité des membres de Facebook sont extérieurs aux Etats-Unis et un tiers se trouvent en Europe. La France est la sixième communauté. Le français est la troisième version à paraître après l’espagnol, le 11 février, et l’allemand, le 3 mars.
(source : FranceInfo)

Je n’aimais pas Harry Potter

Comme un enfant qui ne veut pas goûter le plat qu’on lui présente, j’avais décrété qu’Harry Potter ne valait pas la peine que je m’y intéresse.

Sans avoir lu une seule ligne, j’accumulais les fausses/bonnes raisons : certainement trop niais, trop de succès, des films insipides, une littérature faite pour les enfants, des personnages grotesques et fades. La valse des préjugés.
Le dernier volume venait de sortir en novembre 2007 lorsque la curiosité a fini par l’emporter. Elle a pris la forme d’une édition de poche (je me disais qu’en cas de déception, j’aurais préservé mon porte-monnaie), le premier volet de la saga : Harry Potter à l’école des sorciers. Comme les enfants, justement, qui finissent par comprendre qu’ils ont été excessifs dans leur jugement anciens, j’ai découvert Harry Potter. Malgré mes a priori, je me suis laissé porter par cette littérature que je croyais destinée à d’autres.
La dernière page de l’école des sorciers avalée, je savais que j’irai jusqu’au bout, sans respirer. La Chambre des secrets refermée, il me fallait rencontrer le prisonnier d’Azkaban, puis participer au tournois des trois sorciers, que je terminais dans un train. Heureusement, je disposais de quinze minutes entre deux correspondances, le temps de me précipiter dans la première librairie et de poursuivre cette lecture avide.

Le voyage dura 4 471 pages. Deux mois déjà que je suis rentré de cet univers.
Pourquoi ai-je aimé cette saga ? La question. Évidemment, je peux aligner les considération « techniques », c’est mon métier : vocabulaire et structure grammaticale simples mais pas simplistes, bon scénario, bon rythme, univers magique dans un décor contemporain afin de crédibiliser le propos, effet série, évolution psychologique des personnages, glissement vers des problématiques plus complexes. En résumé, des romans d’apprentissage pour adulte en devenir. Mais l’essentiel est ailleurs. J.K. Rowling a réussi à réveiller quelque chose d’enfoui, une propension au rêve et à l’imagination, que je portais fièrement en bandoulière lorsque j’étais cet enfant qui ne voulait pas goûter le plat qu’on lui présentait. Et vous ?

samedi 8 mars 2008

Journée internationale de la femme

La journée internationale de la femme est toujours d’actualité en ce début du XXIe siècle. Son existence-même est un aveu d’échec. Les mentalités ont décidément du mal à évoluer.

Salaires inférieurs, progression professionnelle ralentie voire bloquée, abus, violences verbales, psychologiques, physiques, conjugales, sociales ou religieuses… les femmes continuent de subir, ici comme ailleurs, la tyrannie de sociétés humaines imprégnées de valeurs machistes. « La femme sera soumise à son mari », un exemple parmi tant d’autres.

Egalité, justice sociale et professionnelle, droit à disposer de son corps, de son « âme »… les femmes n’obtiendront ces droits légitimes qu’en les arrachant par l’action. Le lobbying, l’entraide, le noyautage progressif des structures qui les excluent pourront se révéler des méthodes efficaces.
Conseil d’homme aux femmes : n’attendez pas des hommes qu’ils vous offrent ce qui vous revient de droit. Vos alliés sont peu nombreux.

vendredi 7 mars 2008

Aux urnes citoyens

Heureux, de gauche, pessimiste, libéral, dégouté, euphorique, réactionnaire, plutôt pour, satisfait, conservateur, enthousiaste, de droite, malheureux, lassé, du centre, ou plutôt contre.

Si rien ne vous convient ou si tout vous semble parfait, si vous êtes citoyen français ou même citoyen de l’Union européenne (uniquement pour les municipales), âgé de plus de 18 ans et inscrit sur les listes électorales, n’oubliez-pas que vous détenez l’arme absolue pour que rien ne change ou que tout évolue : une carte d’électeur.

Vous n’aurez aucune légitimité pour vous plaindre, par la suite, si vous ne participez pas au choix démocratique qui s’offre à vous dimanche 9 et 16 mars, lors des élections municipales et cantonales.

Deuil de miel (Franck Thilliez)

Un seul ouvrage de Franck Thilliez ne trônait pas encore sur les rayons de ma bibliothèque. Lacune comblée.

Retour du commissaire Franck Sharko (prononcez [charko] !), qu’on avait découvert dans Train d’enfer pour ange rouge. Nouveau tueur machiavélique, semant la mort par l’entremise de bestioles venimeuses. Nouvelle course contre la montre pour le policier, devenu psychologiquement instable après qu’un chauffard lui ait ravi sa femme et sa fille. Nouvel opus de celui qu’on présente, avec raison, comme le futur « grand » du thriller à la française.

Un Deuil de miel doux-amer, bien écrit, bien rythmé, plutôt intrigant par la présence, aux côté du policier, d’une fillette qui dialogue avec les morts. On regrettera cependant l’aspect conventionnel du jeu de piste qui attend les enquêteurs, des motivations du tueur.

Quand on possède un talent d’écriture et de mise en scène comme celui là, inutile de courir aux quatre coins de la rame de papier pour être efficace. Pas la peine d’échafauder des intrigues tortueuses qu’il faut ensuite s’ingénier à démêler.
Editeurs, demandez-lui un huis-clos souterrain, du béton armé et dangereux, des phobies enfouies, un tueur qui nous ressemble, des puits ouverts sur la folie, il vous écrira un chef-d’œuvre. Je le sens…

Je considère sa Forêt des ombres, parue en 2006, comme la première marche vers cette consécration.

EXCEPTIONNEL – TRES BON – BON - MOYEN - PASSABLE – MAUVAIS – TRES MAUVAIS
Déja chroniqué : Train d'enfer pour ange rouge, La Mémoire fantôme.

jeudi 6 mars 2008

Recherche bon livre désespérément

Donnez-moi une quatrième de couverture et, dans la chaleur accueillante d’une librairie, je vous invente le livre qui va avec.


« Invente », voilà le problème. La quatrième est une promesse d’éditeur que bien souvent l’auteur ne tient pas.
Trop de malentendus, de déceptions, d’égarements ont eu raison de ma patience de lecteur.
Trop de livres médiocres, trop de critiques sur trop de livres pour pouvoir trouver le bon, des critiques trop longues, trop de m… alors, comment choisir ?

Petite annonce du jour : JV recherche bons livres.
Un seul suffirait.
J’attends fiévreusement le titre de l’ouvrage qui vous a fait basculer dans un univers fascinant, celui dont le souvenir ne vous a jamais quitté, la perle rare qui vous a réconcilié avec les lettres.

Si vous deviez en conseiller un.
Un seul.
Votre livre.
Quel serait-il ?

mercredi 5 mars 2008

Les Abeilles de Monsieur Holmes (Mitch Cullin)

J’avais une besace pleine de jeux de mots, de tournures bien senties, de traits d’esprits faciles.

Le sujet était tentant. Il aurait été question de miel littéraire, de livre qui ne manque pas de piquant, d’aventures « élémentaires » mon cher lecteur. Avant même d’avoir tourné la page de titre, je sentais déjà l’odeur du tabac à pipe, j’entendais un air de violon s’échappant du 221B Baker Street. Enfin retrouver l'un des héros de mon passé de lecteur.
Je souhaitais tout cela. Mitch Cullin avait une autre ambition : me projeter tête baissée dans les dernières années de la vie du célèbre détective londonien. Un Holmes de 93 ans, retiré dans le Sussex depuis une éternité, consacrant l’essentiel de son temps et de son énergie à l’apiculture. Un vieillard aux souvenirs incertains, enfermé dans une retraite misanthropique, avec pour seule compagnie une gouvernante et le fils de cette dernière, promu disciple apicole.
Sherlock Holmes transformé en homme usé, à l’esprit déductif émoussé, quasi incapable de ressentir des émotions profondes… Le temps est assassin. Mitch Cullin aussi.


Conan Doyle avait ressuscité Holmes sous la pression de ses lecteurs, après l’avoir fait disparaître.
Cullin, avec beaucoup de talent et une parfaite connaissance de l’œuvre de Sir Arthur, essaye d’enterrer le détective à travers trois aventures, qui s’entremêlent dans le temps et l’espace. Mais on ne tue pas les mythes.


On emploiera plus utilement son temps à découvrir ou à redécouvrir les enquêtes de Sherlock Holmes, toutes disponibles en poche, avant de se jeter sur l’exceptionnelle adaptation télévisuelle de celles-ci. J’y reviendrai.

EXCEPTIONNEL – TRES BON – BON - MOYEN - PASSABLE – MAUVAIS – TRES MAUVAIS